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Données actuarielles de la CIPAV

La CIPAV recourt à des actuaires conseils pour modéliser l'évolution des données démographiques et économiques de ses adhérents. Les projections actuarielles admises par la Caisse permettent ainsi un pilotage à long terme de ses équilibres.

Une démographie saine mais au comportement hétérogène

La CIPAV est héritière d’une situation particulière au sein des caisses de retraite des professions libérales: les mouvements de cotisants y sont extrêmement importants. Ainsi, le nombre de nouvelles affiliations étaient de l’ordre de 24.000 en 2009, mais le nombre des radiations était parallèlement de 15.000…
Cet élément d’instabilité rend l'appréciation du devenir de la CIPAV assez délicate, puisque s’il y a des cotisants «stables», avec un niveau de cotisation constant, il y a aussi une volatilité constatée d’une catégorie de cotisants à faible niveau de cotisation. Pour cette dernière catégorie, le «turn-over», en termes d’affiliation et de radiation, est le reflet de l’incertitude professionnelle

Les projections réalisées lors de la dernière mandature

En 2005, les projections actuarielles ont été effectuées en supposant la stabilité de ce découpage dans le temps et en supposant que chacun de ces groupes conserve les mêmes comportements en matière d’affiliation, de cessation d’activité et de départ en retraite.
Sur ces bases, le nombre de points cotisés reste stable mais le nombre de retraités et de points de retraite à payer augmente régulièrement pendant toute la période de projection, c'est-à-dire jusqu’en 2050. En 2020, le nombre de points à payer est le double de celui que l’on constate en 2005; ce nombre double de nouveau de 2030 à 2050.

Le rendement d’équilibre pratiqué par la CIPAV lui permet d’affecter aujourd’hui une partie des cotisations à l’augmentation des réserves. Le rendement technique d’équilibre projeté n’est plus que de 8,7% en 2020 et de 4,7% en 2050. En 2030, le rendement technique de 7,5% permettra d’équilibrer exactement les cotisations et les prestations.

Si l’on veut pouvoir pratiquer un rendement technique supérieur au rendement d’équilibre de façon saine, c'est-à-dire en n’utilisant que les produits financiers et en n’entamant pas les réserves, il est nécessaire que le rendement financier des réserves soit à un niveau suffisant.
Dans son étude de 2005, l’actuaire conseil a fixé le rendement financier à 3% de plus que l’inflation. Il faut alors disposer de 17 années de cotisation ou de 13 années de prestations pour pouvoir, vers les années 2040, pratiquer un rendement de 7,5%. Il y a bien un arbitrage à effectuer entre le rendement pratiqué aujourd’hui et celui que l’on pourra pratiquer lorsque les cotisants d’aujourd’hui seront devenus des retraités. Toutefois, avec un rendement financier de 4%, il ne faut plus que 9 années de prestations.
Ceci montre l’importance de l’optimisation de la gestion financière de la CIPAV.
 

Mots clés : professions libérales; démographie; adhérents; réserves; cotisation; prestation; régime complémentaire; affiliation; gestion