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La gestion des réserves, un gage d'avenir pour les retraites

Le rapport des cotisants aux retraités est aujourd’hui à la CIPAV équivalent à celui qu’affichait l’assurance vieillesse du régime général… en 1960! La CIPAV a pour le moment un bon rapport démographique. Raison de plus pour envisager de façon responsable l’avenir, en profitant de la latitude de gestion qu’offre cette situation pour provisionner les retraites futures.

Les réserves dont dispose la CIPAV

La CIPAV, et en particulier son régime complémentaire, dispose de réserves d'un niveau exceptionnellement élevé pour un régime en répartition car en théorie, un régime en répartition paie les prestations de l'année avec les cotisations de l'année. Les réserves élargies du régime retraite complémentaire s’élèvent à la fin de l’exercice 2011 à 2Mds€, soit environ 9 années de prestations. Les résultats financiers découlent notamment de la répartition des placements entre différents actifs et de l’habileté des mandataires à gérer chacune de ces poches d’actifs.

Le principe de dissociation des réserves

Le régime complémentaire, l’invalidité-décès, ainsi même que le fonds social sont complètement indépendants. Les réserves sont donc «étanches» les unes aux autres. Il y a un portefeuille dédié pour chaque régime et un horizon de placement qui n’est d’ailleurs pas le même.
 

Un périmètre de gestion soigneusement balisé

L’accroissement régulier des réserves provient d’une politique d’optimisation de la gestion financière dont le Conseil d’administration donne l’esprit.
 

Les principes de gestion des actifs sont définis dans le règlement financier adopté par la Caisse.
La CIPAV gère ses réserves sous contrôle de sa tutelle. Il y a cinq groupes de placements autorisés:

«La CIPAV adopte une politique de placement qui concilie les notions de prudence et de rendement, propres aux activités financières.»
(Source : Règlement financier de la CIPAV)
  • les placements en produits de taux;
  • les placements en actions et autres valeurs mobilières;
  • les placements immobiliers;
  • les prêts et dépôts;
  • les produits dérivés (dans un but de réduction de risque uniquement).


Deux commissions interviennent particulièrement dans cette gestion:

  • la Commission Immobilière pour les immeubles de placement;
  • la Commission des Placements pour les valeurs mobilières.

Les opérations que mène la CIPAV ou ses mandataires sur les marchés se font sous contrôle de l’AMF et d’un commissaire aux comptes. La rentabilité est suivie trimestriellement par un prestataire, au regard d’indices fiables. En moyenne, sur les années 1989/2011, le rendement net des produits financiers ressort à 4%. Ce rendement financier réel des réserves a été supérieur aux rendements financiers retenus dans les projections des actuaires pour les 45 prochaines années, c'est-à-dire de l'ordre de 3%. Toutefois, rien ne garantit qu'à l'avenir les mêmes résultats pourront être obtenus.