Le rapport des cotisants aux retraités est aujourd’hui à la CIPAV équivalent à celui qu’affichait l’assurance vieillesse du régime général… en 1960! La CIPAV a pour le moment un bon rapport démographique. Raison de plus pour envisager de façon responsable l’avenir, en profitant de la latitude de gestion qu’offre cette situation pour provisionner les retraites futures.
- Les réserves dont dispose la CIPAV
- Le principe de dissociation des réserves
- Un périmètre de gestion soigneusement balisé
Les réserves dont dispose la CIPAV
La CIPAV, et en particulier son régime complémentaire, dispose de réserves d'un niveau exceptionnellement élevé pour un régime en répartition car en théorie, un régime en répartition paie les prestations de l'année avec les cotisations de l'année. Les réserves élargies du régime retraite complémentaire s’élèvent à la fin de l’exercice 2006 à 1,56Mds€, soit environ 11 années de prestations. Les résultats financiers découlent notamment de la répartition des placements entre différents actifs et de l’habileté des mandataires à gérer chacune de ces poches d’actifs.
Le principe de dissociation des réserves
Le régime complémentaire, l’invalidité-décès, ainsi même que le fonds social sont complètement indépendants. Les réserves sont donc «étanches» les unes aux autres. Il y a un portefeuille dédié pour chaque régime et un horizon de placement qui n’est d’ailleurs pas le même.
Les actifs sont comptabilisés de façon distincte. Leur répartition pour la fin de l’exercice 2006 est la suivante : 92,5% pour la retraite complémentaire, 7,3% pour l’invalidité-décès et 0,2% pour l’action sociale.
Un périmètre de gestion soigneusement balisé
L’accroissement régulier des réserves provient d’une politique d’optimisation de la gestion financière dont le Conseil d’administration donne l’esprit.
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Les principes de gestion des actifs sont définis dans le règlement financier adopté par la Caisse et approuvé par le Conseil d’administration du 25 septembre 2003. |
«La CIPAV adopte une politique de placement qui concilie les notions de prudence et de rendement, propres aux activités financières.»
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Deux commissions interviennent particulièrement dans cette gestion:
- la Commission Immobilière pour les immeubles de placement;
- la Commission des Placements pour les valeurs mobilières.
Les opérations que mène la CIPAV ou ses mandataires sur les marchés se font sous contrôle de l’AMF et d’un commissaire aux comptes. La rentabilité est suivie trimestriellement par un prestataire, au regard d’indices fiables. En moyenne, sur les années 1989/2006, le rendement net des produits financiers ressort à 6,2%. Ce rendement financier réel des réserves a été significativement supérieur aux rendements financiers retenus dans les projections des actuaires pour les 45 prochaines années, c'est-à-dire de l'ordre de 3%. Toutefois, rien ne garantit qu'à l'avenir les mêmes résultats pourront être obtenus.
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