Chaque année, la déclaration d’impôt soulève de nombreuses questions sur les revenus à déclarer ou non. Certaines sommes perçues en 2025 bénéficient d’une exonération totale ou partielle et n’ont pas à figurer sur la déclaration d’impôt 2026.
Aides sociales, intérêts de certains livrets d’épargne, indemnités spécifiques ou encore revenus étudiants : il existe de nombreux cas particuliers à connaître pour éviter toute erreur.
Comprendre les règles d’exonération permet de remplir sereinement sa déclaration et de profiter pleinement des dispositifs prévus par la législation fiscale.
Aides sociales, allocations et pourboires exonérés d’impôt
À l’approche de la déclaration d’impôt 2026, il est essentiel de distinguer les revenus totalement exonérés d’impôt sur le revenu.
Plusieurs aides sociales perçues en 2025, telles que les allocations familiales, le RSA, la prime d’activité ou encore l’APL, échappent à toute imposition et ne doivent pas être mentionnées dans la déclaration.
Les pourboires reçus par les salariés en contact direct avec la clientèle bénéficient également d’une exonération jusqu’à fin 2028, sous conditions de revenus.
Toutefois, certaines allocations peuvent influencer le revenu fiscal de référence, impactant d’autres droits sociaux. Il est donc crucial de bien identifier les sommes à ne pas déclarer pour optimiser sa situation fiscale.
Intérêts des livrets d’épargne réglementés à ne pas déclarer
Les intérêts générés par les principaux livrets d’épargne réglementés – livret A, livret de développement durable et solidaire (LDDS), livret d’épargne populaire (LEP) et livret jeune – bénéficient d’une exonération totale d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
Cette exonération s’applique sans condition de ressources ni d’âge, à l’exception du Livret Jeune, réservé aux 12-25 ans. Il n’est donc pas nécessaire de déclarer ces intérêts, qu’ils soient retirés ou non du livret.
Cette spécificité fait de ces placements une solution privilégiée pour épargner sans alourdir sa fiscalité, tout en conservant une disponibilité immédiate des fonds.
Exonérations sur la gratification de stage et les jobs d’été
Les gratifications de stage perçues en 2025 sont exonérées d’impôt sur le revenu jusqu’à 21 622 €. Au-delà de ce seuil, seule la fraction excédentaire doit être déclarée.
Pour les étudiants ou lycéens ayant exercé un job d’été ou un emploi étudiant, les salaires sont exonérés dans la limite de 5 405 € (soit trois fois le SMIC mensuel), à condition d’avoir moins de 26 ans au 1er janvier 2025.
Pour bénéficier de ces exonérations, il convient de bien sélectionner l’option correspondante lors de la déclaration en ligne ou sur papier. Cette démarche permet d’alléger la fiscalité des jeunes actifs tout en favorisant leur insertion professionnelle.
Indemnités de licenciement et de départ en retraite partiellement ou totalement exonérées
Les indemnités de licenciement bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu, totale ou partielle selon la situation. En cas de licenciement hors plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), l’indemnité légale ou conventionnelle est intégralement exonérée, et le surplus l’est dans la limite du double du salaire brut annuel précédent ou de la moitié de l’indemnité totale, avec un plafond de 282 600 € pour 2025.
Les indemnités versées dans le cadre d’un PSE, d’un licenciement abusif ou d’une rupture conventionnelle collective sont totalement exonérées. Pour les départs en retraite imposés par l’employeur, l’exonération partielle s’applique jusqu’à 235 500 €. Les montants exonérés ne doivent pas être déclarés.


