Les règles de départ anticipé à la retraite pour carrière longue évoluent prochainement et concernent de nombreux assurés nés entre 1964 et 1970.
De nouvelles conditions d’âge et de durée de cotisation s’appliqueront, avec des ajustements spécifiques selon l’année de naissance et la situation familiale.
Ces changements, issus des dernières réformes, invitent à une vigilance accrue pour bien préparer son départ et optimiser ses droits. Comprendre les nouvelles modalités et anticiper les démarches devient essentiel pour profiter pleinement des opportunités offertes par ce dispositif de retraite anticipée.
Les nouvelles règles de départ anticipé pour carrière longue à partir de septembre 2026
À compter du 1er septembre 2026, les conditions de départ anticipé pour carrière longue évolueront pour les générations nées entre 1964 et 1970, suite à la réforme des retraites de 2023 et à la loi de suspension partielle adoptée fin 2025.
Ce nouveau cadre, qui vise environ 120 000 départs anticipés par an, modifie à la fois l’âge minimal de départ et la durée de cotisation requise. Par exemple, l’âge plancher sera fixé à 60 ans et 6 mois pour les natifs de 1964, et à 60 ans et 9 mois pour ceux de 1965.
Ces ajustements stratégiques imposent aux assurés de vérifier attentivement leur relevé de carrière et de simuler leur date de départ pour optimiser leurs droits.
Conditions d’accès et publics concernés par le dispositif
Le dispositif de retraite anticipée pour carrière longue s’adresse aux assurés ayant validé cinq trimestres avant la fin de l’année de leurs 20 ans (quatre en cas de naissance en fin d’année) et justifiant d’une durée d’assurance cotisée élevée, variable selon l’année de naissance.
Les générations 1964 à 1970 sont directement concernées par ces nouvelles règles, avec des exigences allant de 170 à 172 trimestres cotisés.
Pour vérifier leur éligibilité, les assurés doivent consulter leur relevé de carrière, demander une attestation carrière longue auprès de leur caisse de retraite et simuler différentes dates de départ, notamment autour du 1er septembre 2026, afin d’anticiper tout impact sur leurs droits.
Nouveaux âges minimaux et durées de cotisation requises
Pour les assurés nés en 1964, l’âge minimal de départ en carrière longue sera fixé à 60 ans et 6 mois, tandis que ceux de 1965 devront attendre 60 ans et 9 mois, à l’exception des natifs de décembre 1965 qui pourront partir dès 60 ans et 8 mois.
Les générations 1966 à 1970 bénéficieront d’un abaissement d’un trimestre de l’âge minimal par rapport à la réforme précédente.
Côté durée de cotisation, les natifs de 1964 et du début 1965 devront justifier de 170 trimestres, le reste de 1965 de 171, puis 172 trimestres pour les générations suivantes. Ces ajustements marquent une évolution notable par rapport aux règles antérieures, où les seuils étaient plus élevés ou moins favorables.
Mesures spécifiques pour les mères de famille et conseils pratiques pour optimiser son départ
Les mères de famille bénéficient d’un dispositif renforcé : jusqu’à deux trimestres par enfant né ou adopté depuis 2004 pourront désormais être pris en compte comme réputés cotisés pour accéder à la carrière longue, facilitant ainsi un départ anticipé pour celles dont la carrière a été interrompue.
Pour optimiser son départ, il est essentiel de vérifier minutieusement son relevé de carrière, de demander une attestation carrière longue auprès de sa caisse de retraite et de réaliser des simulations de dates de départ, notamment autour de septembre 2026, afin de choisir la période la plus avantageuse selon sa situation personnelle.


