Accéder à la propriété reste un défi majeur pour de nombreux jeunes adultes, confrontés à la hausse des prix de l’immobilier et à des conditions de financement de plus en plus strictes.
Une nouvelle mesure, récemment adoptée à l’Assemblée nationale, promet de changer la donne en facilitant la transmission de patrimoine au sein des familles.
Cette initiative, saluée pour son impact potentiel sur l’accession à la propriété, suscite déjà l’intérêt des futurs acquéreurs et de leurs proches, désireux de profiter d’un dispositif fiscal avantageux pour concrétiser leur projet immobilier.
Nouvelle exonération fiscale pour les donations familiales
L’Assemblée nationale vient d’adopter une mesure inédite visant à faciliter l’accession à la propriété pour les jeunes. Dans le cadre du projet de loi de finances 2026, un amendement élargit l’exonération d’impôt sur les donations familiales, désormais applicable à l’achat de logements anciens, sans obligation de travaux.
Parents et grands-parents pourront ainsi transmettre jusqu’à 100 000 euros par donateur, dans la limite de 300 000 euros par bénéficiaire, pour financer l’acquisition ou la rénovation d’une résidence principale.
Cette initiative, en vigueur du 1er janvier 2026 au 30 juin 2027, répond à la difficulté croissante des primo-accédants face à la hausse des prix immobiliers et des taux d’intérêt.
Avant / après la nouvelle exonération
| Critère | Avant la réforme | Depuis la réforme (2026) |
|---|---|---|
| Type de bien éligible | Logement neuf avec travaux | Logement neuf ou ancien, sans obligation de travaux |
| Montant maximum transmis | Jusqu’à 100 000 € par donateur | Inchangé : 100 000 € par donateur, mais cumul possible jusqu’à 300 000 € |
| Durée d’application | Limitée dans le temps (mesures ponctuelles) | 1er janvier 2026 → 30 juin 2027 |
| Usage du bien | Résidence principale obligatoire | Résidence principale toujours exigée |
Modalités et conditions d’application de la mesure
L’exonération s’adresse aux donations réalisées entre membres d’une même famille (parents, grands-parents ou arrière-grands-parents) au profit de jeunes acquéreurs souhaitant acheter ou rénover leur résidence principale, qu’il s’agisse d’un bien neuf ou ancien.
Pour bénéficier de cette mesure, le bénéficiaire doit s’engager à conserver le logement pendant au moins cinq ans à compter de l’achat ou de la fin des travaux.
Camille, 29 ans, infirmière
L’avantage fiscal s’applique aux transmissions effectuées entre le 1er janvier 2026 et le 30 juin 2027, dans la limite de 100 000 euros par donateur et jusqu’à 300 000 euros par donataire, offrant ainsi un soutien concret à l’accession à la propriété.
🇫🇷 FLASH | L’Assemblée nationale a ADOPTÉ un amendement qui garantit que chaque grand-parent ou arrière-grand-parent pourra donner jusqu’à 100.000€ exonérés d’impôts à son petit-enfant pour acheter ou rénover sa résidence principale. pic.twitter.com/Uy1aQo1QBP
— Cerfia (@CerfiaFR) November 4, 2025
Impacts attendus pour les jeunes primo-accédants
Dans un contexte où l’accès à la propriété est freiné par des taux d’intérêt élevés et des prix immobiliers soutenus, cette exonération fiscale représente un levier décisif pour les jeunes primo-accédants.
En facilitant la mobilisation de l’épargne familiale, la mesure permet de constituer un apport conséquent, souvent indispensable pour obtenir un crédit bancaire. Ce soutien financier, désormais accessible pour l’achat dans l’ancien, pourrait accélérer l’entrée des jeunes adultes sur le marché immobilier, tout en réduisant leur dépendance à l’endettement.
L’initiative met ainsi en lumière le rôle central de la solidarité intergénérationnelle dans la réussite des projets immobiliers des nouvelles générations.
Pourquoi cette mesure tombe à point nommé
- Les taux d’intérêt élevés ont freiné de nombreux projets immobiliers.
- La hausse continue des prix rend l’achat sans aide quasi impossible pour les jeunes actifs.
- L’épargne dormante des familles représente une ressource souvent sous-exploitée.
- Cette exonération crée un pont intergénérationnel, où les grands-parents et parents deviennent facilitateurs d’achat.
Enjeux financiers et accueil de la mesure
L’élargissement de l’exonération fiscale sur les donations familiales devrait coûter entre 5 et 10 millions d’euros par an aux finances publiques, selon les estimations du gouvernement.
Un montant jugé modeste à l’échelle nationale, mais qui suscite un accueil favorable de la part des jeunes bénéficiaires et des professionnels de l’immobilier, saluant un dispositif pragmatique face à la crise du logement.
L’État, tout en assumant ce coût, mise sur un effet d’entraînement pour le marché et sur le soutien à la mobilité résidentielle. Malgré son impact budgétaire limité, la mesure est perçue comme un signal fort en faveur de l’accession à la propriété et de la solidarité familiale, répondant à une attente sociétale croissante.


