La retraite progressive séduit de plus en plus de Français désireux d’aménager la fin de leur carrière sans rompre brutalement avec le monde du travail. Ce dispositif, récemment assoupli et désormais accessible dès 60 ans, offre une transition en douceur vers la retraite complète.
Il permet de réduire son temps de travail tout en percevant une partie de sa pension, tout en continuant à cotiser pour améliorer ses droits futurs. Face à l’évolution des règles et à l’ouverture du dispositif à de nouveaux publics, de nombreux actifs s’interrogent sur les conditions d’accès, les avantages et les stratégies pour optimiser cette période charnière.
Les nouvelles règles de la retraite progressive en 2025
Depuis le 1er septembre 2025, la retraite progressive connaît d’importants aménagements : l’âge d’accès est abaissé à 60 ans, aussi bien pour les salariés du privé que pour les agents de la fonction publique, marquant une harmonisation attendue.
Ce dispositif permet de réduire son temps de travail tout en percevant une fraction de sa pension, à condition de justifier d’au moins 150 trimestres cotisés et d’obtenir l’accord de l’employeur pour un temps partiel compris entre 40 % et 80 %.
Une transition sur mesure et des avantages concrets
La retraite progressive séduit de plus en plus de salariés et d’agents publics, car elle offre une transition en douceur vers la retraite complète. En cumulant emploi à temps partiel et perception d’une partie de la pension, chacun peut adapter son rythme de travail tout en préservant ses revenus et son lien social.
🔴 La retraite progressive bientôt accessible à partir de 60 ans
🎙️ “Pouvoir obtenir une retraite progressive devient un droit”, explique Pierre Erbs, président de la Confédération française des retraités#LeMorningRMC pic.twitter.com/YneE7AA8Qh
— RMC (@RMCInfo) September 1, 2025
Par exemple, une infirmière passant de 30 à 18 heures hebdomadaires voit son salaire diminuer à 1 000 €, mais perçoit 700 € de pension, soit 1 700 € au total. Ce dispositif, qui a concerné près de 18 000 salariés du privé et 5 500 fonctionnaires en 2024, permet aussi de continuer à acquérir des droits à la retraite, tout en préparant sereinement l’après-carrière.
Limites, enjeux financiers et points de vigilance
Si la retraite progressive facilite la transition, elle n’est pas sans contraintes. La baisse de revenus liée au passage à temps partiel peut fragiliser le pouvoir d’achat, d’autant que la pension définitive risque d’être minorée si la durée de cotisation n’est pas suffisante. Pour les caisses de retraite, l’essor du dispositif représente un coût croissant, incitant certains acteurs à réclamer un encadrement plus strict.
Les employeurs, quant à eux, doivent anticiper l’organisation des services et la gestion des effectifs, notamment dans la fonction publique. Enfin, l’absence de concertation sur certains aspects, comme la surcotisation ou l’impact sur la continuité du service public, suscite des interrogations et appelle à une vigilance accrue.
Optimiser sa transition avec le Plan d’épargne retraite (PER)
Le Plan d’épargne retraite (PER) s’impose comme un allié de choix pour compenser la baisse de revenus lors d’une retraite progressive.
Grâce à sa grande souplesse, il permet de programmer des rachats partiels ou de choisir entre une sortie en capital et une rente viagère, selon ses besoins. Les versements effectués durant la vie active bénéficient d’avantages fiscaux, tandis que l’épargne accumulée peut être mobilisée dès la transition vers le temps partiel. Par exemple, un salarié disposant de 100 000 € sur son PER peut compléter chaque mois ses revenus, tout en préservant son capital pour la retraite définitive. Cette combinaison sécurise la fin de carrière et garantit un niveau de vie stable.


