Refuser la déduction fiscale à l’entrée du PER : une stratégie qui peut rapporter gros

Refuser la déduction fiscale à l’entrée du PER : une stratégie qui peut rapporter gros

Patrick, technicien dans une PME industrielle, a pris une décision audacieuse en renonçant à la déduction fiscale de ses versements sur son Plan épargne retraite (PER). À première vue, ce choix pourrait sembler contre-intuitif. Pourtant, il s’est avéré être une stratégie judicieuse.

Avec des revenus modestes tout au long de sa carrière et un taux marginal d’imposition relativement bas à l’époque, Patrick a préféré optimiser la fiscalité à la sortie de son PER. Aujourd’hui, alors que sa situation fiscale a évolué grâce à un héritage inattendu, cette décision initiale prend tout son sens. Découvrez pourquoi Patrick a eu raison de suivre cette voie peu conventionnelle et comment cela lui permet aujourd’hui de maximiser ses gains.

À la retraite, Patrick veut liquider son PER

Pendant 12 ans, Patrick a investi 3 000 euros par an dans son Plan d’épargne retraite (PER), accumulant 36 000 euros. Avec un rendement moyen de 3,5 % par an, son capital atteint aujourd’hui 50 200 euros, dont 14 200 euros de gains. Il a choisi de ne pas déduire fiscalement ses versements initiaux, renonçant ainsi à une réduction immédiate de son impôt sur le revenu. Avec un Taux marginal d’imposition (TMI) de 11 %, l’économie fiscale annuelle aurait été limitée à environ 330 euros.

Ce choix, bien que moins avantageux à court terme, lui permet désormais de bénéficier d’une fiscalité allégée lors du retrait, seuls les gains étant imposables. En optant pour une sortie en capital, Patrick évite une imposition lourde qui aurait significativement réduit son capital net. Comparé à un scénario avec déductibilité, il économise ainsi 6 840 euros, une stratégie particulièrement pertinente compte tenu d’un TMI plus élevé aujourd’hui.

Un PER alimenté sans déduction à l’entrée : des droits fiscaux préservés pour plus tard

Pendant 12 ans, Patrick a investi 3 000 euros annuellement dans son Plan d’épargne retraite (PER), accumulant ainsi un total de 36 000 euros. Grâce à un rendement moyen de 3,5 % par an, son capital s’élève aujourd’hui à 50 200 euros, dont 14 200 euros de gains. En choisissant de ne pas déduire fiscalement ses versements initiaux, Patrick a accepté de ne pas réduire immédiatement son impôt sur le revenu.

Avec un Taux marginal d’imposition (TMI) de seulement 11 %, l’économie fiscale aurait été limitée à environ 330 euros par an. Ce choix lui permet désormais de bénéficier d’une fiscalité avantageuse lors du retrait, seuls les gains étant imposables.

Patrick opte pour la sortie en capital pour optimiser sa fiscalité

Après une analyse approfondie des options disponibles, Patrick a choisi de récupérer son épargne sous forme de capital. Cette décision est motivée par sa situation financière actuelle, où il bénéficie déjà d’une retraite de base et d’une rente viagère issue d’un héritage familial.

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En optant pour cette stratégie, Patrick perçoit un capital net de 45 940,40 euros. Si ses versements avaient été déduits initialement, il aurait dû s’acquitter d’un impôt total de 15 060 euros à la sortie, réduisant ainsi son capital net à 35 140 euros. Ce choix judicieux lui permet donc de maximiser ses ressources financières tout en profitant d’une fiscalité allégée.

antoine laurent horizon retraite

Expert en planification financière, Antoine guide les lecteurs d'Horizon Retraite à travers les méandres du système de retraite français.