La fiscalité de l’épargne retraite évolue et s’apprête à bouleverser les habitudes des seniors actifs. Un changement législatif majeur va prochainement modifier les règles du Plan d’Épargne Retraite (PER) pour les épargnants de plus de 70 ans.
Cette réforme, qui entrera en vigueur dès le 1er janvier 2026, suscite de nombreuses interrogations chez les professionnels et les particuliers concernés.
Les conséquences sur la gestion de patrimoine et les stratégies d’optimisation fiscale s’annoncent significatives, incitant à repenser l’utilisation du PER à l’approche de la retraite.
PER après 70 ans : la fin de la déductibilité fiscale dès 2026
La Loi de finances 2026 introduit un tournant majeur pour les épargnants de plus de 70 ans détenant un PER.
À compter du 1er janvier 2026, les versements volontaires effectués après cet âge ne seront plus déductibles du revenu imposable, mettant fin à un avantage fiscal clé pour les seniors encore actifs. Jusqu’ici, cette déduction permettait d’alléger l’impôt tout en préparant sa retraite.
Désormais, les versements réalisés après 70 ans n’offriront plus ce levier, impactant particulièrement les indépendants et professions libérales qui utilisaient ce dispositif pour optimiser leur fiscalité en fin de carrière.
Disparition de l’avantage fiscal et hausse des prélèvements sociaux : un double coup dur
La suppression de la déductibilité des versements sur le PER après 70 ans s’accompagne d’une hausse des prélèvements sociaux sur les gains générés, passés de 17,2 % à 18,4 %.
Contrairement à l’assurance-vie, qui échappe à cette augmentation, le PER devient moins attractif fiscalement pour les seniors actifs. Cette évolution pénalise particulièrement les indépendants et professions libérales poursuivant leur activité au-delà de 70 ans, qui perdaient ainsi un outil d’optimisation fiscale tout en subissant une fiscalité accrue sur les produits.
Pour ces épargnants, la stratégie d’épargne doit désormais être repensée, en comparant attentivement les avantages du PER à ceux d’autres placements comme l’assurance-vie.
17,2 % → 18,4 % : une hausse qui pèse sur les gains
| Avant réforme | Après réforme |
|---|---|
| Prélèvements sociaux à 17,2 % | Prélèvements sociaux à 18,4 % |
| Déductibilité maintenue après 70 ans | Déductibilité supprimée |
| Outil d’optimisation fiscale actif | Intérêt fiscal réduit |
Cette augmentation renforce la perte d’attractivité du PER pour les seniors actifs, surtout en comparaison avec l’assurance-vie, qui n’est pas concernée par cette hausse.
Profils concernés et conséquences pratiques
Les seniors actifs, notamment les indépendants et professions libérales, sont les premiers touchés par ces nouvelles règles. Habitués à utiliser le PER pour lisser leurs revenus irréguliers et réduire leur imposition en fin de carrière, ils voient disparaître un levier fiscal essentiel après 70 ans.
Concrètement, chaque versement volontaire effectué au-delà de cet âge s’ajoute désormais à l’assiette imposable, alourdissant la facture fiscale. Cette mesure oblige ces profils à revoir leur stratégie d’épargne, en privilégiant éventuellement d’autres enveloppes comme l’assurance-vie, restée plus avantageuse.
La perte de déductibilité réduit l’intérêt du PER pour optimiser la fiscalité des dernières années d’activité, rendant la planification patrimoniale plus complexe.
Recommandations pour optimiser sa stratégie d’épargne face à la nouvelle fiscalité
Pour anticiper ces évolutions, il est conseillé d’accélérer les versements sur le PER avant 70 ans afin de maximiser la déductibilité fiscale tant qu’elle subsiste.
Passé cet âge, l’assurance-vie s’impose comme une alternative pertinente, bénéficiant d’une fiscalité plus stable et d’une transmission avantageuse. Il convient également de diversifier ses placements pour limiter l’impact de la hausse des prélèvements sociaux sur le PER.
Enfin, une veille régulière sur les évolutions fiscales et un accompagnement par un conseiller patrimonial sont essentiels pour ajuster sa stratégie et préserver la performance globale de son épargne face à un cadre réglementaire en mutation.
PER ou assurance-vie : pourquoi la comparaison devient incontournable
- Le PER perd son avantage fiscal après 70 ans.
- Les prélèvements sociaux augmentent sur ses gains.
- L’assurance-vie conserve une fiscalité stable.
- Elle reste attractive pour la transmission.
Cette mise en perspective devient essentielle pour arbitrer ses choix patrimoniaux à l’approche ou après 70 ans.


