Evidemment, l’erreur est humaine. Même la caisse de retraite peut en commettre. Prenons le cas d’une retraitée qui a perdu environ 8 000 € suite à une omission. Zoom !
8 000 € perdus à cause d’une omission de la caisse de retraite
En France, les trimestres erronés sont loin d’être des cas isolés. Parmi les victimes collatérales, citons notamment une retraitée qui a travaillé jusqu’à ses 67 ans. La durée d’assurance totale retenue pour le calcul de sa pension de retraite est de 132 trimestres, 165 exigés pour percevoir une pension à taux plein, pour la génération née en 1954.
Bien que cette personne soit exclue de la décote, celle-ci avait constaté un nombre de trimestres incomplet. A cause de cette erreur de la caisse de retraite, le montant de sa retraite avait diminué. Face à cette omission flagrante, la retraitée a contesté le montant communiqué par sa caisse de retraite.
La retraitée lésée avait remarqué que certaines périodes avaient été omises dans le calcul. Celles-ci correspondent à plusieurs années pendant lesquelles elle a été affiliée à l’AVPF (Assurance vieillesse des parents au foyer).
Pour mémoire, ce dispositif s’adresse aux parents aux ressources modestes. De quoi leur permettre de bénéficier de périodes supplémentaires. Pour en bénéficier, ceux-ci doivent arrêter leur activité professionnelle pour élever leur enfant ou s’occuper d’un enfant ou d’un parent handicapé.
Une perte financière de 200 € par mois
Malheureusement, ces périodes-là n’ont pas été prises en compte aux dépens de la retraitée. In fine, ces trimestres pour le calcul de sa pension se sont avérés incomplets. Au total, plus d’une dizaine d’années étaient introuvables sur son relevé de carrière.
La prise en compte des trimestres au titre de l’AVPF a été initiée en 1991. Or, la retraitée est affiliée à l’AVPF de manière discontinue, et ce, depuis 1981. 9 années étaient manquantes sur toute cette période, soit l’équivalent de 36 trimestres. Sa situation devient encore plus problématique lorsqu’elle reprend une activité de façon ponctuelle et est affiliée à l’AVPF le reste de l’année. Elle parvient néanmoins à comptabiliser des trimestres en 1993 grâce à sa période de travail.
En regardant son relevé de carrière, la retraitée s’aperçoit qu’un seul trimestre de cotisations y figure, au lieu de quatre en prenant en compte l’AVPF. Elle avait déjà tenté un recours à l’amiable en mai 2021. En l’absence de réponse de la part de la caisse de retraite, elle avait saisi le médiateur en septembre 2021 pour la première fois. Trois mois plus tard, elle a renouvelé le recours. Mais la caisse n’a pas encore modifié la donne.
La retraitée était ainsi contrainte d’envoyer une réclamation par courrier en février 2022. En parallèle, elle a également saisi le défenseur des droits dans la foulée. Malgré cela, la donne est restée inchangée. D’après les estimations de la retraitée, il lui manque 41 trimestres au titre de l’AVPF. En chiffres, cette personne devrait toucher 210 € de plus par mois lorsque sa situation sera régularisée.


