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Reconstitution de carrière, mode d'emploi

La reconstitution de carrière permet de vérifier le nombre de trimestres validés par un assuré lors de sa vie active. Elle prend parfois des allures de véritable «remontée aux sources», plus ou moins aisée à entreprendre.

Être au fait de la législation

Avant de prétendre à toute liquidation de droits, mais aussi aux grandes étapes de sa carrière professionnelle, l’assuré doit se renseigner précisément sur les paramètres de son assurance vieillesse. Ainsi, il ne faut pas négliger les modifications déjà actées ou à venir du fait des différentes réformes des retraites.
Il faut 160 trimestres validés pour les cotisants nés en 1948, mais les futurs retraités nés après 1952 devront très certainement faire valoir 164 trimestres de cotisation. Cette durée d’assurance concerne la liquidation de retraite à taux plein.

Réunir les éléments relatifs à différentes périodes d’activité

Pour établir un bon prévisionnel de sa future pension, il vaut mieux avoir une entière connaissance de la nature de ses cotisations obligatoires en fonction des périodes d’activité. Encore faut-il réunir tous les documents administratifs et en particulier les bulletins de salaire (quand on a été salarié) et les récapitulatifs de points des différents régimes de retraite auquel on a cotisé. Nombreux sont les assurés qui pensent à tort n’avoir pas droit au taux plein, parce qu’ils ont perdu la trace de certaines périodes d’activité.

Le futur retraité peut saisir le dispositif de droit à l'information prévu dans la loi Fillon de 2003. Il peut demander à tout moment son Relevé individuel de situation (RIS) à la CIPAV. Il est préférable, là encore, de faire montre d’un peu d’anticipation.
En dépit des efforts d’interfaçage entre les systèmes d’information des caisses de retraite, le GIP Info-retraite peut rencontrer des situations d’engorgement. Les caisses recueillent effectivement les demandes individuelles de RIS et doivent gérer les rectificatifs portés aux documents comportant des informations erronées.
Mais les assurés non certifiés, c'est-à-dire qui n’ont pas un numéro INSEE validé au SNGI (Système national de gestion des Identifiants) ne recevront pas les documents demandés ou recevront un feuillet vide. La priorité est donc de vérifier auprès de chaque caisse où l'on a cotisé qu'elle n'est pas en possession d'un numéro de Sécurité sociale erroné.

Prévoir le montant des pensions pour bien anticiper la cessation d’activité

Il est possible aux assurés d’effectuer à tout moment des simulations, abstraction faite bien sûr des événements, heureux ou malheureux qui peuvent encore se produire. La CIPAV dispose d’un outil de simulation en ligne. Mais il sera bientôt possible aux assurés de la caisse de consulter en ligne leur dossier individuel et d’effectuer des simulations plus fines. L’assuré peut aussi se tourner du côté de l’outil universel de simulation M@rel.
À l’occasion des congrès professionnels ou des réunions d’information en région, le directeur de la CIPAV est toujours accompagné de conseillers retraite qui peuvent réaliser des simulations approfondies.

Une fois que l’assuré connaît le montant approximatif de sa pension, il s’agit de savoir quand il la touchera selon les perspectives de liquidation et de durée d’assurance qui sont les siennes et selon les règles appliquées par son régime de retraite.

Enfin, l’assuré peut anticiper sérieusement les conditions de sa cessation d’activité. L’évaluation objective de ses droits de retraite, mais aussi le contexte particulier de son rapport à l’exercice professionnel peuvent entrer dans ce bilan personnel. Il est rare qu’un architecte ou qu’une profession de conseil se représentent sereinement une cessation brutale d’activité. Dans cette perspective, les dispositions de cumul retraite-activité sont aussi à considérer.
 

Mots clés : liquidation; emploi-retraite; adhérents; retraite-activité; information