Si en France, la plupart des régimes de retraite ont été gérés en répartition pure, les professions libérales ont fait un choix de solidarité dans le temps grâce à la gestion dynamique de leurs réserves.
Aujourd’hui, les cotisations du régime complémentaire couvrent aujourd’hui à plus de 140% les prestations. Il est probable que cette situation d’équilibre technique durera encore plus de dix ans et que, au cours de ces décennies, les excédents cumulés seront de plusieurs centaines de millions d’euros.
Dans un système par répartition, la question à se poser est celle de l’utilisation des excédents techniques et financiers dégagés par les régimes dans une perspective de moyen et long terme.
Les réserves de la CIPAV sont importantes. Au terme de l’exercice 2009, les réserves élargies du régime retraite complémentaire s’élèvent à 1,88Mds€ soit environ 11 années de prestations. Il est à souligner que l’accroissement des réserves depuis 2003 provient pour moitié des produits financiers. Cette gestion des réserves fait l’objet d’un pilotage attentif.
Les actifs actuellement détenus par la CIPAV ne seront donc, en tout état de cause, pas mobilisés pour payer les prestations avant une vingtaine d’années. En se projetant plus loin, les futurs excédents permettent de couvrir pendant un temps notable les premières années de déficit technique.
Les problématiques actuarielles, à la CIPAV, sont bien au-delà du baby-boom; l’horizon d’arbitrage pour les prestations à accorder aux jeunes qui entrent à la CIPAV aujourd’hui est en 2050!
Caisse Interprofessionnelle


