Arrêt de travail pour maladie non professionnelle Quelle indemnisation attendre

Arrêt de travail pour maladie non professionnelle : Quelle indemnisation attendre ?

Lorsqu’un arrêt maladie non professionnelle survient, il est crucial de connaître les droits et démarches pour obtenir une indemnisation adéquate. Cet article explore les aspects essentiels à comprendre pour naviguer sereinement dans cette situation délicate.

Des conditions d’éligibilité aux montants versés, en passant par les formalités administratives, chaque point sera abordé pour offrir une vision claire et complète.

Que ce soit pour un salarié ou un employeur, ces informations sont indispensables pour garantir une gestion efficace et conforme aux réglementations en vigueur. Découvrez tout ce qu’il faut savoir pour être bien préparé face à un arrêt maladie non professionnelle.

Indemnisation par l’Assurance Maladie : conditions et montants

Pour bénéficier des indemnités journalières (IJ) en cas d’arrêt de travail pour maladie non professionnelle, plusieurs conditions doivent être remplies.

Pour les arrêts maladie de 6 mois ou moins, il faut :

  • Avoir travaillé au moins 150 heures au cours du trimestre précédant l’arrêt ;
  • Ou avoir reçu un salaire équivalant à au moins 1 015 fois le montant du Smic horaire (soit 11 824,75 € bruts selon le Smic horaire au 1er janvier 2024) au cours des 6 mois précédant l’arrêt.

Pour les arrêts maladie de plus de 6 mois (classés comme arrêts longue maladie), il faudra :

  • Être affilié à la Sécurité sociale depuis au moins un an ;
  • Avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 mois précédant l’arrêt ;
  • Ou avoir perçu un salaire au moins égal à 2 030 fois le montant du Smic horaire (soit 23 649,50 € bruts selon le Smic horaire au 1er janvier 2024) durant l’année précédant l’arrêt.

Un employé a droit à des indemnités journalières (IJ) représentant 50 % de son salaire moyen, calculé sur les trois mois précédant son arrêt de travail. Le salaire mensuel utilisé pour ce calcul est plafonné à 1,8 fois le Smic mensuel, soit 3 180,45 € bruts (basé sur le Smic en vigueur). Le montant maximum des IJ est fixé à 52,28 € bruts/jour.

Complément de salaire par l’employeur : modalités et calculs

L’employeur est tenu de compléter les indemnités quotidiennes versées par l’Assurance Maladie sous certaines conditions. Le salarié doit justifier d’une ancienneté minimale d’un an dans l’entreprise et transmettre son certificat médical dans un délai de 48 heures.

La Sécurité sociale prend en charge une partie des indemnités, mais l’employeur intervient pour garantir jusqu’à 90 % du salaire brut, suite à un délai de carence de 7 jours. Ce complément permet de maintenir un niveau de revenu proche de celui perçu en activité, assurant ainsi une certaine stabilité financière au salarié durant sa convalescence.

Prolongation de l’arrêt et affections de longue durée (ALD)

En cas de maladie non professionnelle, la durée maximale d’indemnisation par l’Assurance Maladie est fixée à trois ans. Au-delà de cette période, les indemnités journalières cessent d’être versées.

Pour les affections de longue durée (ALD), un régime spécifique s’applique : après six mois d’arrêt continu, le montant de l’indemnité est de 30 % du salaire annuel moyen des dix meilleures années s’il s’agit d’une incapacité partielle et de 50 %, s’il s’agit d’une incapacité totale.

Cette mesure vise à offrir une meilleure protection financière aux salariés confrontés à des maladies graves et chroniques, leur permettant ainsi de se concentrer sur leur rétablissement sans subir une trop grande perte de revenus.

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Antoine Laurent

Expert en planification financière, Antoine guide les lecteurs d'Horizon Retraite à travers les méandres du système de retraite français. Il offre des conseils pratiques et des analyses pointues pour une retraite sereine.

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